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21 septembre 2007

CELTES MÉRIDIONAUX

LES GUERRIERS NUS

    Les Gaulois dans la Provence antique.
    Avant, bien avant que cette portion de côte méditerranéenne, entre Alpes et Pyrénées, ne soit annexée à l’empire gréco-romain, sous le nom de Provence « Provincia Romana », des peuples vivaient nombreux de part et d’autre du Rhône.
    Celtes, Gaulois, Ligures, Saliens, Ibères… Comment eux-mêmes se nommaient-ils ?
Ils n’ont pas écrit de longs discours, seulement quelques inscriptions, sur le tard pour imiter leurs prestigieux fournisseurs orientaux.
    Les récents progrès de l’archéologie apportent un éclairage nouveau sur ces sociétés de l’Age du Fer en Gaule méridionale.

    Massalia, la cité phocéenne fondée en 600 avant notre ère par des colons grecs originaires d’Anatolie, s’affirme comme le théâtre d’affrontement capital où eurent lieu les noces qui unirent les autochtones aux étrangers.
    Symbolisée par le mariage de Gyptis la princesse gauloise épousant Protis le conducteur des colons, cette rencontre de civilisations, ce choc de deux mondes accoucha d’un troisième dont nous sommes issus.
Ci-dessous, deux guerriers gaulois sur la frise du temple de Civitalba en Italie, Musée d'Ancône.

Celtesnus
    VERCINGÉTORIX MÉRIDIONAL ?
    « …D’un accord unanime, les Ligures prennent pour chef Catamandros, un des petits rois de ce pays, qui assiégeait la ville de Massalia avec une nombreuse armée de soldats d’élites… » C’est à peu près tout ce qu’on peut lire, sous la plume de Justin (XLIII,4-5) écrivain latin du 2e siècle. Seul écrit qui ait conservé le souvenir d’une « guerre de libération nationale » ayant opposé les Celtes méridionaux aux colons grecs.
    Confronté à la pénurie de textes, l’historien peine à reconstituer l’organisation des sociétés antiques que l’archéologie sort de l’ombre ; le romancier dispose de moyens mieux adaptés.
    <<En romancier archéologue, l’auteur nous entraîne dans la houle d’un soulèvement, en décrit la genèse, en suit la cristallisation autour d’un chef fascinant – Catamandros-, et ceci jusqu’à  la violence tragique d’un dénouement de légende.>> (Thierry Auzas)

Vasebonn_1    <<Roman d’aventure ? Oui incontestablement. Dans cet Occident « barbare », les Grecs nous font penser aux premiers visages pâles qui s’aventurèrent dans le Far West. Les Indiens, ici, ce sont les Celtes. Le lecteur se range de leur côté parce qu’il sait qu’ils vont perdre.>> (Bernard Lesfargues)

Grand vase de céramique peinte, vers 330 avant notre ère. Stamnos falisque conservé au Kunstmuseum de Bonn. On y voit un combat de fantassins celtes nus opposés à des cavaliers italiques (Etrusques ?) Les vaincus sont dévorés par des vautours. C'est une des rares représentations des "Guerriers nus". (Photo Lamblard)

    Les Gaulois du Midi

  << Les Indiens aussi partaient en guerre poitrine nue… Nous aimerions que vous découvriez ce roman comme on aborde un western.
   Les guerriers nus ce sont les Celtes qui, au dire de leurs adversaires, se ruaient nus au combat couverts d’or. Ce sont eux qui ont terrifié Rome et pris le Capitole. Les récentes découvertes archéologiques apportent la preuve que ces hommes, loin d’être des barbares venus de contrées arriérées, formaient les corps d’élite de peuples autochtones que l’on nomme, selon les circonstances, Gaulois, Ligures, Saliens, ou Celtes méditerranéens. Les textes qui parlent d’eux sont tous, hélas, l’œuvre de leurs rivaux.
   Confrontés à la civilisation nouvelle qu’apportaient les colons orientaux venus fonder Marseille, leur fougue ne leur fut d’aucun secours. Dépouillés de leur culture, face aux Grecs, ils se trouvèrent doublement nus. C’est le récit de leurs aventures que vous propose l’auteur.
    Privilège du roman, il peut redonner vie à ceux que l’histoire a oubliés ou méprisés.>>

    CHANT DE BATAILLE
    Annick Peigné-Giuly écrivait dans Libération : <<Un épisode clé de l'histoire de la Provence antique ressuscité par un autochtone, expert en pain et pintade.>> Libération, jeudi 5 mai 2005, Littérature :
    http://www.liberation.fr/page.php?Article=294282

Guerriersnus_1     Éditions Imago, Paris, 2005
    Tel : 01 46 33 15 33

    e-mail : info@editions-imago.fr

(La couverture est de Ernest Pignon-Ernest )   


    Dans le domaine des contes de tradition orale recueillis en Provence, lisez la version complète de Jean-de-L'Ours en cliquant ici : Jean-de-L'Ours.
Et toujours, le roman des bergers de la Crau en Provence "L'UIARD", chez Fédérop.

                        

    Littérature :
    Chant de bataille

    Par Annick PEIGNE-GIULY

jeudi 05 mai 2005 (Libération) :

    «La contrée où prospèrent les Matugénos forme un delta. Majuscule, sa pointe en amont se perd dans la vallée du Rhône là où naît le grand vent. Vaste pays celant entre le compas de ses jambes la mystérieuse Crau, c'est le centre du monde. Il s'épaule à l'Alpe, pose sa tête contre le Ventoux, coudoie l'Ibérie et tient dans ses doigts l'eau amère et l'eau fertile, le Vaccarès et l'étang du Martègue. Ce grand corps a les pieds dans la mer, un crabe appelé Massalia lui ronge le talon gauche.»
    C'est dans ce même triangle matriciel où se situe son livre qu'a grandi Jean-Marie Lamblard. Là qu'a monté la pâte dont il est fait. Entre un père boulanger et une mère qui emmenait les enfants écouter les Choralies au théâtre antique de Vaison. Ce lointain descendant des Matugénos y reviendra, après la guerre d'Algérie, se faisant éleveur de pintades pour nourrir la famille. Avant d'en faire la matière de ses livres. Le Vautour, mythes et réalités en 2001, l'Oiseau nègre, l'aventure des pintades dionysiaques en 2003, et enfin ces "Guerriers nus", consacré aux Celtes méditerranéens qui se soulevèrent, en 405 avant Jésus-Christ, contre la Marseille antique, fondée par des Grecs partis d'Orient : trois ouvrages qui doivent autant à la recherche scientifique et historique qu'à l'âme romanesque, souvent épique, de Jean-Marie Lamblard.

    Depuis la boulange de son enfance, il a vécu plusieurs vies qui se sont empilées comme pour un millefeuille et c'est ce même goût que l'on retrouve dans ses livres tant il superpose avec gourmandise tout ce qu'il lui a été donné à voir et à sentir. Les pouvoirs étranges de l'oiseau nègre, les vertus oraculaires de sa terre, le puissant métissage celto-grec des Provençaux. Son éducation s'est faite dans la ferme du grand-père, auprès de l'instituteur communiste du village, avec la bibliothèque d'un pasteur de la Mitidja, puis les pintades, le théâtre de Jean Vilar en Avignon, celui du Living Theater... Le fils du boulanger finira par passer une thèse d'ethno-zoologie sur les pintades en 1979 à la Sorbonne. Son amie, la chanteuse Colette Magny, en fera un spectacle, Kevork ou le délit d'errance.

    Devenu chargé de mission culturelle dans les années 1980, inspecteur général au ministère de la Culture dans les années 1990, Lamblard reprend sa liberté en 1997, à 57 ans, pour écrire et voyager.     Ecrivain animalier donc dans un premier temps, avec l'épopée des Matugénos, il se mue ici en poète archéologue. Chantre d'un épisode clef de l'histoire de la Provence : la dernière bataille désespérée des villages de guerriers celtes contre le pouvoir grandissant des marchands grecs de Massalia. Elle s'accompagne de la naissance de l'idée de nation et de celle de l'écriture. Celle de Lamblard se fait lyrique pour conter le choc entre «le monde des cités urbaines, celui des Etats où règnent l'écriture et les chiffres» et celui «de la liberté barbare»

Tarasque    La fin du monde des Matugénos est la fin d'une culture orale, des épreuves initiatiques, des grandes migrations, des peuples de l'Ours, du Taureau ou du Sanglier... Où l'homme est animal, vent, vague tout autant qu'esprit. Où les mouches sont oestres, taons, mouches bécasses, mouches bourdons, mouches-loup, mouches pétronelles... Avec des mots archaïques qui composent une musique d'outre-temps, Lamblard écrit l'épopée d'Anbicos, le vieux chef prescient, et de son fils Catamandros, dévoré par le crabe Massalia. Une fable de notre temps aussi."  (Libération)
                           Annick Peigné-Giuly, jeudi 5 mai 05.

LE PROGRÈS :

    « Ce choc, cette fin de monde, Jean-Marie Lamblard les décrit dans une fresque magnifiquement épique. Mais il fait mieux. Il la raconte au présent, comme si elle se passait aujourd’hui. Parce que le choc des cultures n’a pas cessé à la surface du globe. Appuyé sur une formidable érudition, il fait revivre un quotidien de vingt-quatre siècles. Avec ses parfums et ses saveurs que le présent a parfois conservés, son savoir et ses croyances, ses rites secrets et ses passions éternelles. »                                                              Jean-Philippe Mestre.  (Le Progrès)

    Éditions Imago 

La photo, au-dessus à droite, représente la célèbre "Tarasque de Noves". Cette sculpture celto-ligure fut trouvée  à Noves (B. du Rh.) au siècle dernier.  Elle représente un monstre androphage venu tout droit de la mythologie des peuples de la Celtique méditerranéenne. Musée lapidaire d'Avignon. (IIIe siècle avant notre ère environ).

LA SETMANA :
Dans le journal publié en occitan, "Setmana", le critique littéraire Roland Pécout, poète lui-même, et écrivain reconnu, a écrit un article <<Lei guerrejaires dins la memòria>> (Les guerriers dans la mémoire) qui éclaire une face ignorée de cette époque ancienne d'où les pays d'Oc tirent leur singularités, et que le roman tente d'illustrer.
La setmana
, (n°532, p.11). BP 486. 64234 LESCAR cedex.

Le roman "L'UIARD" (Le Cyclope) est toujours disponible chez Fédérop : l'univers des bergers de la Crau au XIXe siècle et les traces de la Mythologie;

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Voici les sites qui parlent de CELTES MÉRIDIONAUX :

SITES COMPLICES

  • Actionreporter.com
    De magnifiques images sous mille soleils : trek dans le désert, montagnes du Pérou, alpes enneigées...
  • Les Editions Imago
    Les Editions Imago proposent des éssais, romans, témoignages, faits de société, enquête...
  • Polyphonies des Alpes de Méditerranée
    Le Corou de Berra, dirigé par Michel Bianco, est le courant le plus authentique et novateur du chant polyphonique des Alpes Méridionales.
  • Despatin, Gobeli, photographes
    François Despatin, Christian Gobeli, deux photographes, artistes du portrait et témoins de leur temps.
  • Ernest Pignon-Ernest
    Le site officiel de l'artiste plasticien, ami et complice en méléagriculture...
  • Le Monde Diplomatique
    La pintade, oiseau-nègre, vue par le Monde Diplomatique
  • Théâtre du Fust
    Créé et animé par Émilie Valantin, le Fust est depuis vingt ans la meilleure troupe de marionnettes tous publics de France.
  • Ligue des Droits de l'Homme, LDH.
    Le site de la LDH de Toulon, animé par FRANCOIS, est prioritairement le reflet des activités de la section régionale. Répodant aux enjeux locaux, il propose des éléments de réflexion sur le passé récent et le présent des relations franco- méditerranéennes. C'est un centre de ressources pour ceux qui s'interrogent sur les relations de l'homme et de la société.
  • René Merle et la culture d'Oc.
    Chroniqueur et romancier, agrégé d'histoire, René Merle présente un regard sur trente ans d'activités dans les domaines de la fiction , poésie, théâtre, ainsi que la recherche socio linguistique au bénéfice de la culture d'Oc. Son site est un jardin d'Épicure.
  • Les Éditions Comp'Act
    Poèsie, théâtre, essais, roman, et deux revues : "La Main de singe", et "La Polygraphe". Henri PONCET a créé sa maison dans les années 80 et l'a installée à Chambéry. Comp'Act est tout simplement un éditeur français de création littéraire qui honore sa profession.
  • EUROPE, revue littéraire mensuelle.
    Fondée en 1923 sous l'égide de Romain Rolland, EUROPE est aujourd'hui encore l'une des principales publications littéraires de langue française. Ses dossiers consacrés à un auteur ou un courant esthétique font autorité. C'est une revue que l'on garde dans sa bibliothèque et que l'on consulte; le rendez-vous des amoureux des lettres et de la littérature.
  • Lettres d'Archipel
    "Lettres d'Archipel", chaque mois, une chronique sous forme de lettre est adressée gratuitement aux correspondants qui laissent leur adresse électronique en cliquant sur le lien : jm@lamblard.com

ARCHIPEL DES MOTS


  • Le mot archipel a une histoire, mieux qu'une étymologie. L'italien "arcipelago" conserve l'origine grecque venue de la mer Égée. D'abord "mer parsemée d'îles", l'archipel est aujourd'hui un groupe d'îlots. C'est à l'archipel qui se trouve au large de sa baie, que la ville d'Alger doit son nom, Al-Djaza'ir, venu de l'arabe. Auparavant, le site se nommait "Ikosim" en punique, "Ile aux Mouettes... Les latin écriront "Icosium".

  • Barberousse, le corsaire turc qui fonda la citadelle d'Alger vers 1517, annexa également la poignée d'îlots située au large.

  • Ibn Khaldoun écrit, à la fin du XIVe siècle, dans le tome second de l'"Histoire des Berbères et des dynasties musulmanes de l'Afrique septentrionale", qu'un Fatimide autorisa la fondation de trois villes, dont une "sur le bord de la mer appelée Djézaïr-Béni-Mezghanna (les îles des enfants de Mezghanna). Maintenant Alger..." Les Béni-Mezghanna sont des Kabyles. De la ville, le nom passa au pays dont Alger devint la capitale en 1839.

  • Le terme français archipel a reçu par métaphore la valeur d'ensemble... Les mots comme les hommes ont des ailes, ils voyagent.... Ainsi toujours poussés vers de nouveaux rivages, dans la nuit éternelle emportés sans retour...

  • Des idées et des mots en Archipel. Sur la mer des Deux Rives, et ses horizons qui furent de tout temps au coeur de l'imaginaire, voguant sous le pavillon des Lumières, Archipel se déroule à l'image d'un portulan virtuel. Il s'élabore d'une escale à l'autre, en usant des chemins de traverse et du réseau de voies qu'empruntent les migrations d'hommes, d'oiseaux, et de mots. Le domaine est l'espace méditerranéen jusqu'aux terres du pourtour.

  • Pour ce puzzle, les avatars de l'imaginaire sont à réinventer toujours, comme s'y emploient les oeuvriers de l'Art Brut et les Vagabonds des Lettres. Archipel ! De Venise à Alexandrie, d'Occitanie en Egypte, des Iles d'Or à Chypre, de Kateb Yacine à Frédéric Mistral, d'Artémis à Marianne, des Vautours aux Pintades, du Sanglier à l'Ours, les signes se répondent et s'échangent.