CELTES MÉRIDIONAUX
LES GUERRIERS NUS
Les Gaulois dans la Provence antique.
Avant, bien avant que cette portion de côte méditerranéenne, entre Alpes et Pyrénées, ne soit annexée à l’empire gréco-romain, sous le nom de Provence « Provincia Romana », des peuples vivaient nombreux de part et d’autre du Rhône.
Celtes, Gaulois, Ligures, Saliens, Ibères… Comment eux-mêmes se nommaient-ils ?
Ils n’ont pas écrit de longs discours, seulement quelques inscriptions, sur le tard pour imiter leurs prestigieux fournisseurs orientaux.
Les récents progrès de l’archéologie apportent un éclairage nouveau sur ces sociétés de l’Age du Fer en Gaule méridionale.
Un roman :Les guerriers nus
Massalia, la cité phocéenne fondée en 600 avant notre ère par des colons grecs originaires d’Anatolie, s’affirme comme le théâtre d’affrontement capital où eurent lieu les noces qui unirent les autochtones aux étrangers.
Symbolisée par le mariage de Gyptis la princesse gauloise épousant Protis le conducteur des colons, cette rencontre de civilisations, ce choc de deux mondes accoucha d’un troisième dont nous sommes issus.
Ci-dessous, deux guerriers gaulois sur la frise du temple de Civitalba en Italie, Musée d'Ancône.

VERCINGÉTORIX MÉRIDIONAL ?
« …D’un accord unanime, les Ligures prennent pour chef Catamandros, un des petits rois de ce pays, qui assiégeait la ville de Massalia avec une nombreuse armée de soldats d’élites… » C’est à peu près tout ce qu’on peut lire, sous la plume de Justin (XLIII,4-5) écrivain latin du 2e siècle. Seul écrit qui ait conservé le souvenir d’une « guerre de libération nationale » ayant opposé les Celtes méridionaux aux colons grecs.
Confronté à la pénurie de textes, l’historien peine à reconstituer l’organisation des sociétés antiques que l’archéologie sort de l’ombre ; le romancier dispose de moyens mieux adaptés.
<<En romancier archéologue, l’auteur nous entraîne dans la houle d’un soulèvement, en décrit la genèse, en suit la cristallisation autour d’un chef fascinant – Catamandros-, et ceci jusqu’à la violence tragique d’un dénouement de légende.>> (Thierry Auzas)
<<Roman d’aventure ? Oui incontestablement. Dans cet Occident « barbare », les Grecs nous font penser aux premiers visages pâles qui s’aventurèrent dans le Far West. Les Indiens, ici, ce sont les Celtes. Le lecteur se range de leur côté parce qu’il sait qu’ils vont perdre.>> (Bernard Lesfargues)
Grand vase de céramique peinte, vers 330 avant notre ère. Stamnos falisque conservé au Kunstmuseum de Bonn. On y voit un combat de fantassins celtes nus opposés à des cavaliers italiques (Etrusques ?) Les vaincus sont dévorés par des vautours. C'est une des rares représentations des "Guerriers nus". (Photo Lamblard)
Les Gaulois du Midi
<< Les Indiens aussi partaient en guerre poitrine nue… Nous aimerions que vous découvriez ce roman comme on aborde un western.
Les guerriers nus ce sont les Celtes qui, au dire de leurs adversaires, se ruaient nus au combat couverts d’or. Ce sont eux qui ont terrifié Rome et pris le Capitole. Les récentes découvertes archéologiques apportent la preuve que ces hommes, loin d’être des barbares venus de contrées arriérées, formaient les corps d’élite de peuples autochtones que l’on nomme, selon les circonstances, Gaulois, Ligures, Saliens, ou Celtes méditerranéens. Les textes qui parlent d’eux sont tous, hélas, l’œuvre de leurs rivaux.
Confrontés à la civilisation nouvelle qu’apportaient les colons orientaux venus fonder Marseille, leur fougue ne leur fut d’aucun secours. Dépouillés de leur culture, face aux Grecs, ils se trouvèrent doublement nus. C’est le récit de leurs aventures que vous propose l’auteur.
Privilège du roman, il peut redonner vie à ceux que l’histoire a oubliés ou méprisés.>>
CHANT DE BATAILLE
Annick Peigné-Giuly écrivait dans Libération : <<Un épisode clé de l'histoire de la Provence antique ressuscité par un autochtone, expert en pain et pintade.>> Libération, jeudi 5 mai 2005, Littérature :
http://www.liberation.fr/page.php?Article=294282
Éditions Imago, Paris, 2005
Tel : 01 46 33 15 33
e-mail : info@editions-imago.fr
(La couverture est de Ernest Pignon-Ernest )
Dans le domaine des contes de tradition orale recueillis en Provence, lisez la version complète de Jean-de-L'Ours en cliquant ici : Jean-de-L'Ours.
Et toujours, le roman des bergers de la Crau en Provence "L'UIARD", chez Fédérop.



