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07 juillet 2006

LE VAUTOUR, MYTHES ET RÉALITÉS.

Fauveface_1    LES VAUTOURS NE CHANTENT PAS...
   
    Les vautours ne chantent pas, mais parfois ils parlent ou chuchotent

    Et de quoi s’entretiennent-ils ? D’un jeune prince frappé d’impuissance.

    Si l’on en croit la mythologie grecque, le devin Mélampous guérit le fils du roi de Thessalie, Iphiclos, inhibé à la suite d’une terreur enfantine, en écoutant deux vautours raconter l’origine de la déficience du prince. Le remède, disaient les vautours, se trouve dans le sang séché et la rouille d’un couteau ayant servi au roi pour châtrer ses béliers.
   On racontait qu’Iphiclos, voyant son père jeter aux vautours les gâteries retranchées des ovins, les mains couvertes de sang et tenant encore le couteau castrateur, fut terrorisé. Il cacha le couteau dans un arbre, mais, dès lors, ne put oublier la menace pesant sur sa virilité.
   Les vautours, à qui rien n’échappe, virent le drame en train de nouer les aiguillettes pour le plus grand malheur du prince.
    Vautour fauve (Gyps fulvus H.) Oiseau sociable, pacifique et joueur, il se regroupe en colonies organisées. Les couples sont stables, ils élèvent chacun un seul petit par an.(Photo Lamblard)

   Longtemps après, ils se racontaient encore la scène, et c’est ainsi que Mélampous découvrit le mal d’Iphiclos et son remède.
  Le devin agit et le prince fut guéri.

   Avec insistance, les mythes et symboles, qui usent du vautour pour marquer l’imagination des hommes, nous orientent vers le sexe et la génération. Dans l'Egypte ancienne,  il est étroitement lié aux reines mères, aux déesses MOUT et NEKHBET, HATHOR, ISIS...

  Pour en connaître davantage: "Le Vautour, mythes et réalités" Éditions Imago.  Préface de Jean Yoyotte.

 

  LE VAUTOUR MÈRE DES MÈRES.

    Pourquoi parler du vautour ? mais d’abord parce qu’aucun livre ne l’avait tenté à ce jour, de cette manière-là.
    Débarrassé de tout préjugé, on ne peut que s’étonner devant la grâce de cet oiseau pacifique et secret .
    Il accompagne la condition humaine depuis le fond des âges. Les Egyptiens ne le nommaient qu’au féminin, et le figuraient auprès des reines-mères, et des déesses, comme un symbole de fécondité royale. Il planait au-dessus de Pharaon pour le conduire à la victoire. Comme l’écrivait Plutarque, le vautour est de tous les animaux, celui qui fait le moins de tort aux hommes, puisqu‘il ne s’attaque en rien aux biens produits par le travail, pas plus qu’il ne massacre les autres bêtes.
    Et en arabe, on appelle les vautours : « Mère de l’oiseau de Dieu ».

    Une question essentielle demeure : le vautour est-il cannibale ?...  mange-t-il du cadavre de vautour?…
    La norme chez les humains – est-ce là le propre de l’Homme ? - est de ne point consommer la chair de sa propre espèce. Existe-t-il un carnivore qui partage avec l’homme cette condition ? Par la grâce de Zeus, s’il en est un, le vautour devrait être celui-là !
    Le récit est conduit ainsi qu’un conte, et les illustrations, souvent de véritables portraits, nous font découvrir la vérité des personnages.
    Au fond, autant que d’oiseaux, c’est de l'homme, de vous et moi qu’il est question dans « Le Vautour, Mythes et réalités ». >>

                                Jean Morzadec

    "Le Vautour, mythes et réalités" , Éditions Imago, Paris, 2001. préface de Jean Yoyotte.

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